François, Gérard, Georges, Nicolas HOLLANDE est
né le 12 août 1954 à Rouen en Seine-(Inférieure)Maritime. Il est le
fils cadet de Nicole, Frédérique, Marguerite Tribert, catholique de
gauche, née le 7 septembre 1927 à Vigneux-sur-Seine, assistante sociale
et de Georges Gustave Hollande, ca-tholique de droite, né le 9 mai 1923
à Cognac, médecin ORL. Après
une licence de droit à Paris, il intègre HEC, puis l’institut d’études
politiques de Paris, avant d’être diplômé de l’ENA en 1980 , dans la
même promotion que sa future compagne Ségolène Royal et Dominique de
Villepin. François
Hollande, est un homme politique de gauche, énarque et haut
fonctionnaire à la Cour des comptes. Il affronte (en vain) Jacques
Chirac lors des législatives de 1981 en Corrèze. Il est finalement élu
dans une autre circonscription du même département en 1988. Battu en
1993, il re-trouve son siège de député en 1997, avant de devenir
premier secrétaire du Parti socialiste, poste qu’il occupe jusqu’en
2008. Après une traversée du désert, il se prépare à la présidentielle
de 2012, qu’il remporte après avoir gagné la primaire socialiste, face
à Martine Aubry. Le couple Hollande-Royal, non marié, forme une union
libre et a quatre enfants : Thomas, Clémence, Julien et Flora. En
couple avec Valérie Trierweiler, journaliste à Paris Match, jusqu’à
leur séparation en 2014, il entretient désormais une relation avec la
comédienne Julie Gayet. NB
: Ségolène Royal est née au Sénégal en 1953, dans une famille de
militaires. Elle est énarque, en 1980, dans la promotion Voltaire, aux
côtés de François Hol-lande, avec qui elle vivra jusqu’en 2007 et avec
qui elle aura quatre enfants. Adhé-rente au Parti socialiste depuis
1978, Ségolène Royal est élue députée des Deux-Sèvres en 1988, puis en
1993 et 2002. Elle est nommée ministre de l’Environnement en 1992, un
poste où elle fait voter de nouvelles lois sur le recyclage des déchets
et contre les nuisances sonores. Pendant trois ans, elle est ministre
déléguée à l’Ensei-gnement scolaire (1997-2000). Elle s’attachera à
aider les enfants en difficultés, avec les Zones d’éducation
prioritaire, la circulaire de lutte contre la pédophilie ou la
déli-vrance gratuite de la pilule du lendemain dans les lycées. En 2004
et 2010, elle est élue présidente du Conseil régional de
Poitou-Charentes où elle développe ses thèmes fétiches. Forte de cette
expérience, elle devient la première femme candidate à la
présidentielle, en 2007, mais perdra au second tour face à Nicolas
Sarkozy. A cette date, elle annonce sa séparation d'avec François
Hollande. Aux
législatives de 2012, elle est défaite par un socialiste dissident,
Olivier Falorni, en Charente-Maritime. En 2013, Ségolène Royal est
nommée vice-présidente et porte-parole de la Banque publique
d'investissement.Dans les gouvernements de Ma-nuel Valls et Bernard
Cazeneuve, entre 2014 et 2017, elle exerce la fonction de mi-nistre de
l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer. Elle
est ensuite nommée par Emmanuel Macron ambassadrice chargée de la
négocia-tion internationale pour les pôles arctique et antarctique. En
2005, après deux années de complicité avec François Hollande, la
journaliste Va-lérie Trierweiler débute avec lui une relation
amoureuse, bien qu’étant toujours en couple chacun de leur côté. Le 17 juin 2007, la séparation du couple Hollande-Royal est annoncée au soir du se-cond tour des élections législatives. En 1986, François Hollande écrit La gauche bouge, un sempiternel recom-mencement… En
1999, le score des élections européennes donne : liste Hollande 21.95 %
des voix, liste Pasqua-Villiers 1 3.06 %, liste Sarkozy 12.82 %, liste
des Verts 9.72 %, liste Bayrou 9.29 %. François
Hollande est élu 24ème Président de la République fran-çaise, le 6 mai
2012, avec 51,64 % des suffrages exprimés, grâce notam-ment au
ralliement entre les deux tours du centriste François Bayrou. Héritier
politique de François Mitterrand, conseiller référendaire à la Cour des
Comptes, chargé de mission à l’Elysée, premier Secrétaire du PS de 1997
à 2008, maire et président du Conseil général de Corrèze, il était le
candidat du PS. Loin
d’être passée inaperçue, l’anaphore Moi Président... de François
Hollande, en 2012, reste comme l’un des moments forts du débat face à
Nicolas Sarkozy, Président de la République sortant. Dans
ces 8 répétitions de mots, retenons « Moi Président de la Répu-blique,
je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire
». Et ces 60 promesses, ont-elles été tenues ? Et
celles du 24 avril 2012, à la télévision : "Je conduirai une lutte
impla-cable contre l’immigration illégale et les filières du travail
clandestin. Je sécuriserai l’immigration légale. Les régularisations seront opérées au cas par cas sur la base de critères objectifs ». N’avait-il
pas promis de ne pas recevoir les Parlementaires de la Majorité à
l’Elysée durant son mandat ? N’a-t-il pas rencontré les frondeurs ? La réforme du statut pénal du Président de la République française a-t-elle été menée ? La modification du scrutin pour les élections législatives, en introduisant une dose proportionnelle, s’est-elle effectuée ? ... Ciblons aussi ces mesures : - élargissement des dérogation Fillon pour le départ en retraite à 60 ans, - création d’une tranche d’imposition à 75 %, - promesse de 60 000 postes dans l’enseignement, - réforme de la législation sur l’emploi, - plan d’amélioration de la compétitivité, - lois sur le cumul des mandats et la moralisation de la vie politique … Le soir du 6 mai 2012, la foule, en liesse, acclame le nouveau Président, place de La Bastille… Malgré quelques réalisations, il n’a pas su poursuivre le lien avec les fran-çais. Mais rarement un Président a affronté autant de crises économiques, terro-ristes, politiques et personnelles, en même temps. Le
«Changement, c’est maintenant» avait-il clamé pendant sa campagne
électorale. Il avait aussi lancé « je ne renégocierai pas le traité
budgétaire européen » et « j’ai un adversaire, le monde de la finance ». Les investisseurs internationaux l’ont entendu comme une agression. Certains électeurs ont été ulcérés par la taxe à 70 % sur les revenus supé-rieur à 1 millions d’euros. En ayant tenté de se concilier tous les courants de la gauche, François Hollande a fini par les déce-voir. ll
choisit comme Premier ministre Jean-Marc Ayrault, puis Manuel Valls le
31 mars 2014 et en-fin Bernard Cazeneuve à partir de 2016. NB : Née Massonneau à Angers le 16 février 1965, Valérie Trierweiler est aussi une animatrice de télévision française. C’est finalement en octobre 2010 que la relation entre Valérie Trieweiler et François Hollande devient officielle et publique. Depuis 2012, Valérie Trierweiler apparaît aux cérémonies officielles et accompagne le Président de la République lors de ses voyages à l’étranger… Le 25 janvier 2014, François Hollande annonce la fin de son couple avec Valérie
Trierweiler. Cette dernière écrit un livre Merci pour ce moment... qui
fait scandale, en sachant que Le pouvoir est une épreuve pour celui qui
l’exerce, mais aussi pour les siens... En
2013, Julie Gayet est la compagne de François Hollande, président de la
Répu-blique française. Leur relation n'est toutefois pas officialisée ;
n'étant pas considérée comme étant la compagne du président de façon
formelle. Elle n'est pas apparue en public à ses côtés de manière
officielle pendant son mandat présidentiel. Elle est née le 3 juin 1972 à Suresnes. Elle est une actrice et productrice dans le ci-néma français. Le
15 mai 2012, à la tête des 35e et 36e gouvernements de la Ve
Répu-blique, Jean-Marc Ayrault forme le premier gouvernement paritaire
de l’Histoire, nommant 18 ministres (9 femmes et 9 hommes) et 16
ministres délégués (8 femmes et 8 hommes). Élu plus jeune maire de France à Saint-Herblain (Loire-Atlantique) en 1977, puis maire de Nantes, il devient député en 1986, https://www.gouvernement.fr/les-premiers-ministres-de-la-ve-repu-blique-de-1958-a-2017 En
2012, le 22 mai, à bord d’un hélicoptère, le Président Hollande
sur-vole Kaboul en Afghanistan ; (en tant que Chef constitutionnel des
Ar-mées, en janvier 2013, il lance l’opération Serval qui mettra fin à
l’offen-sive des jihadistes sur Bamako au Mali ; en décembre, les
Forces fran-çaises sont déployées en CentreAfrique – opération Sangalis
- pour enrayer des violences intercommunautaires ; en août 2014,
l'opération Barkhane, menée au Sahel et au Sahara avec l’aide des
armées estonienne et britan-nique, vise à lutter contre les groupes
armés salafistes djihadistes dans toute la région du Sahel ; en
septembre, c’est l’opération Chammal en Irak, puis en Syrie). En
septembre, le Président promet d’inverser la courbe du chômage, en la
liant à sa candidature d’un second mandat ! (Fin 2013, l’objectif n’est
pas atteint ; il ne le sera pas de tout son quinquennat). Avec
le Pacte de compétitivité, du 6 novembre 2012, c’est le début d’un
virage économique associant l’allègement des charges pour les
entreprises et la rigueur budgétaire. La
loi de finance rectificative, du 29 décembre, prévoit l’instauration
d’un crédit d’impôt pour toutes les entreprises employant du personnel
sa-larié. En
2013, commence l’intervention française au Mali, le 11 janvier, contre
les groupes islamistes armés, occupant depuis des mois le nord du pays.
Le Président Hollande, en visite au Mali, le 2 février, déclare : Je
viens sans doute de vivre la journée la plus importante de ma vie
politique. Le
23 avril, l’Assemblée nationale vote la légalisation de l’union civile
entre deux personnes de même sexe – 231 pour, 225 contre – après de
vifs échanges dans l’hémicycle. La loi est validée par le Conseil
constitu-tion-nel le 17 mai. Elle permet le mariage aux « couples de
personnes de même sexe ». Pourfendue par la Droite au Parlement et par
la « Manif pour Tous » dans la rue (importante), l’union pour tous
ouvre de nouveaux droits pour le mariage, l’adoption et la succession
aux couples de gays ou de lesbiennes. La France est devenue le 9ème
pays européen à autoriser ce type d’union. En 2014, les unions
d’homosexuels ont représenté 4 % des mariages. François
Hollande était partisan du « mariage pour tous », sauf pour lui-même...
Il a été le premier Président à entrer à l’Elysée en situation de
con-cubinage ! Ce débat sociétal n’a pas permis de faire valoir que la famille est fondée sur le mariage : l’union d’une femme et d’un homme. La loi d’orientation et de programmation, du 8 juillet, pour la refondation de l’école prévoit : la
création de 60 000 postes d’enseignants sur 5 ans, la création d’écoles
supérieures du professorat, la priorité au primaire avec un objectif «
plus de maîtres que de classes », la réforme des rythmes scolaires et
la refonte du socle commun de compétences et des programmes... Dans
la foulée de l’affaire Cahuzac,la loi du 11 octobre, crée la Haute
Autorité pour la transparence de la vie publique. Elle soumet les
princi-paux responsables politiques et administratifs à une obligation
de déclara-tion de leur patrimoine et de leurs intérêts. Le
non-respect de ces obligations est sanctionné de 3 ans
d’emprisonne-ment et 45 000 € d’amende. Deux autres lois consacrées à
la lutte contre l’évasion fiscale et la corruption viendront compléter
le dispositif. Le
Parlement vote, le 18 décembre, l’allongement progressif de la durée de
cotisation pour une retraite à taux plein et crée un compte pénibilité. Présenté
en janvier 2014, le Pacte responsabilité et solidarité avait pour
objectif de renforcer la compétitivité des entreprises pour créer des
em-plois, augmenter le pouvoir d'achat et relancer la croissance, en
aidant en priorité les plus modestes. Ses
premiers effets : Le déficit commercial est au plus bas depuis 2010, à
53,8 milliards d’eu-ros. Le coût horaire du travail dans l’industrie
est désormais inférieur en France à celui en Allemagne, 36,8 €/h contre
38,5 €/h. Le coût du travail continue de baisser. Il y a désormais 0
charge de sécurité sociale sur les emplois au niveau du SMIC. Le marché
des voitures neuves en France a entamé l’année 2015 sur une hausse de +
5,9 %. 132 824 voitures particulières ont été immatriculées du-rant le
mois de janvier. Une baisse de l’impôt sur le revenu pour 9 millions de
ménages contri-buera à la relance de la consommation des ménages… Une
grande diversité d’entreprises étrangères se développent actuellement
en France dans le secteur industriel : Barilla
: ouverture d’une nouvelle usine qui sera la plus grande boulange-rie
industrielle de France Coca-Cola : ouverture d’une ligne de production
supplémentaire Hexcel : nouvelle usine de production de fil de carbone,
pour accompagner la montée en puissance de l’airbus A350 (localisation
: Roussillon, Isère) Toray : ouverture d’une « usine du futur » pour
produire la matière pre-mière de la fibre carbone Iko : ouverture d’une
usine de produits d’isolation MBDA : ouverture d’une usine de
démantèlement de munitions complexes Lilly
: partenariat avec une biotech lyonnaise pour le développement d’une
insuline ultra-rapide Shenan : implantation d’une usine de fabrication
d’ampoules LED ... Le
31 mars 2014, Manuel Valls est nommé Premier ministre. Maire d’Évry, il
a siégé comme député à l’Assemblée nationale de 2002 à 2012 (Le 10 mai 2012, il avait rejoint le gouvernement de Jean-Marc Ayrault en tant que ministre de l’Intérieur). Au
printemps 2014, après la débâcle des municipales, un groupe
socia-listes de frondeurs critique la politique gouvernementale, en
s’abstenant de voter le budget. Nouveau
remaniement le 25 août : Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie
Filippetti, en désaccord de plus en plus ouvert avec l’exécutif,
sor-tent du gouvernement. Emmanuel Macron y entre. Le
Président Hollande, lors de l’inauguration du Musée de l’Histoire de
l’immigration à Paris le 15 décembre, prononce un important discours.
Il parla de l’immigration comme d’une "force", en rappelant qu’un
Français sur quatre venait d’une famille issue de l’immigration : «
Rendez aux im-migrés la place qui leur revient dans l’Histoire de
France. Je veux rappe-ler aux Français d'où ils viennent, quelles sont
les valeurs qu'ils portent comme citoyens français et où nous voulons
aller ensemble », En
2015, la rédaction de Charlie Hebdo est décimée, le 7 janvier, par les
Frères Kouachi. Le 8 janvier, a lieu la fusillade de Montrouge
(Hauts-de-Seine), au cours de laquelle une policière de 26 ans est
tuée. Le 9, l’attaque terroriste islamiste et antisémite avec prise
d'otages dans le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris
est perpétrée ; (Dix mois plus tard : attentats à Paris et Saint-Denis
; le 14 juillet 2016 à Nice). Les
manifestations des 10 et 11 janvier 2015, également appelées « marches
républicaines » en réaction aux attentats, ont rassemblé 4 millions de démocrates dont quarante-quatre dirigeants de divers pays au cortège parisien du 11 janvier 2015.
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Cette
loi du 16 janvier, annoncée par le premier ministre Manuel Valls lors
de son discours de politique générale, fixe à 13 le nombre de régions
métropolitaines contre 22 précédemment et reporte les élections
régionales au mois de décembre 2015. Deux autres textes complètent la
réforme terri-toriale du gouvernement. Le premier crée 11 métropoles,
le second prévoit de nouveaux transferts de compétences des
départements vers les régions et augmente la taille minimale des
intercommunalités, divisant leur nombre par deux. La
loi (passée avec le 49 alinéa 3) pour la croissance et l’activité dite
« loi Macron » du 6 août (du nom du ministre de l’économie, de
l’industrie et du numérique) vise de manière générale à libérer
l’activité économique en introduisant plus de concurrence, notamment
dans les secteurs réglemen-tés. Parmi
ces mesures, on trouve l’élargissement des possibilités d’ouverture des
commerces le dimanche et la nuit, la libéralisation des transports par
cars grâce à la suppression du monopole de la SNCF. Ajoutons
la réforme de la réglementation de certaines professions (no-taires,
huissiers de justice et commissaires-priseurs) afin d’augmenter le
nombre de ces professionnels. La
loi sur la transition énergétique et la croissance verte du 17 août
fixe comme objectif de lutter contre le dérèglement climatique par le
change-ment de modèle énergétique. Elle prévoit de réduire de 40 % les
émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, d’augmenter la
production d’énergies renouvelables et de réduire à 50 % la part du
nucléaire dans l’électricité à l’horizon 2025. Elle prévoit des dispositifs pour favoriser la rénovation thermique des bâti-ments et encourager les transports propres. François
Hollande, le deuxième semestre 2015, s'investit dans le sauve-tage de
la zone euro qui menace d'éclater avec la crise grecque et les crises
bancaires en Espagne et en Italie. Il prône la création d'un
«gouvernement de la zone euro» avec «un budget spécifique ainsi qu’un
Parlement pour en assurer le contrôle démocratique». « L’Europe se fera dans les crises. Elle sera la somme des solutions qu’on apportera à ces crises ». 1 Le
Président Hollande, le 16 novembre, s’engage devant les parlemen-taires
réunis à Versailles, après les attentats du 13 novembre, à « déchoir de
sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux
in-térêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, même s’il
est né français dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité ». Le
parlement est saisi une première fois, le 20 novembre, pour prolonger
de trois mois l’état d’urgence instauré dès le 14 novembre. La loi
élargit par ailleurs le régime des perquisitions et des assignations à
résidence pour l’adapter à la lutte contre le terrorisme. L’état
d’urgence sera prolongé en-suite à quatre reprises, jusqu’au 15 juillet
2017. La lutte contre le terro-risme fera par ailleurs l’objet durant
le quinquennat de 5 lois qui renforcent les services de renseignements
ou les prérogatives de la police ainsi que la lutte contre la
radicalisation. Le
27 novembre 2015, le Président Hollande prononce l’hommage de la Nation
aux victimes des attentats dans la cour des Invalides. Du
30 novembre au 12 décembre 2015, Paris accueille la Cop 21 sur le
climat. 195 délégations internationales ont signé un accord ambitieux
sur le changement climatique, radical aux dépens des énergies fossiles
(char-bon, pétrole et gaz). Le
2 février 2016, au terme d’une vaste concertation, la proposition de
loi, déposée par les députés Jean Leonetti (LR) et Alain Claeys (PS),
pré-voit, pour les malades atteints de maladies graves et incurables
dont le pronostic vital est engagé à court terme, la possibilité de
demander une sé-dation profonde et continue jusqu’au décès, associée à
l’arrêt des traite-ments. Elle
encourage par ailleurs les patients à rédiger des directives anticipées
qui s’imposeront au médecin et le développement des soins palliatifs. En
mars, le projet Loi Travail est modifié par l’exécutif, qui cède sur le
plafonnement des indemnités prud’hommales et sur la définition des
licen-ciements économiques. L’Assemblée
nationale, à majorité de gauche, et le Sénat, à majorité de droite,
divergent sur la déchéance de nationalité. Ce projet est abandonné le
30 mars. Il provoque le départ du gouvernement de la garde de Sceaux
Christiane Taubira. «
Je pensais qu’elle pouvait nous unir alors qu’elle nous a divisés »
dé-clare le Président Hollande. (La déchéance de la nationalité est
aujourd’hui possible par décret pour les personnes ayant acquis la
nationalité française depuis moins de quinze ans et condamnées « pour
un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux
intérêts fondamentaux de la Na-tion ou pour un crime ou un délit
constituant un acte de terrorisme ». Avec néanmoins, depuis 1998, une
restriction, au centre des débats actuels : « Sauf si la déchéance a
pour résultat de le rendre apatride »). Les
décrets du 20 juillet 2016, sur une évolution notable en matière de
se-cret professionnel, précisent les conditions dans lesquelles un
profession-nel de santé est autorisé à échanger des informations afin
d’assurer la con-tinuité des soins du patient. La
Loi du 8 août relative au travail, à la modernisation du dialogue
social et à la sécurisation des parcours professionnels, dite « loi El
Khomri », du nom de la ministre du travail, a suscité une forte
opposition au sein même de la majorité. Elle provoqua de nombreuses
manifestations au printemps 2016. En cause, l’utilisation d’ordonnances
49-3, notamment, sur une dis-position qui permet aux accords
d’entreprises de déroger aux accords de branches en matière de temps de
travail, d’heures supplémentaires ou de congés... François
Hollande est reçu au Vatican, le 17 août, par le Père François, qu’il
remercie pour ses paroles très réconfortantes après l’attentat de Nice
(86 morts) et l’assassinat du Père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Le
30 août 2016, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron quitte le
gouvernement, après avoir lancé, en avril, le mouvement En Marche… Il explique alors avoir touché du doigt les limites de notre système poli-tique. Le
président français le 20 septembre, lors de l’Assemblée générale des
Nations unies à New York, soutiendra la rébellion et l’engagement pour
une Syrie démocratique, unitaire et pluraliste en lieu et place de la
san-glante dictature de son Président actuel. L’ouvrage
« Un président ne devrait pas dire ça », le 12 octobre, pro-voque une
déflagration politique, en raison des propos qui y sont rappor-tés,
notamment sur les magistrats, ses ministres en exercice, l’aéroport de
Notre-Dame-des-Landes, l’immigration… " Il y a une immigration illégale tolérée dans un certain nombre de sec-teurs économiques. Ce ne sera plus le cas ". (Mais
il y a ce qui se dit face caméra, et le reste. Selon ce livre, le chef
de l’Etat "pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne
devrait pas être là". "Il y a à la fois des choses qui marchent très
bien et l'accumulation de bombes potentielles liées à une immigration
qui continue. Parce que ça continue", aurait-il encore confié, en
juillet 2014, aux journalistes qui l’ont interrogé, quelques mois avant
le discours prononcé au Musée de l’His-toire de l’immigration). Cette
phrase « Un président ne devrait pas dire ça », François Hollande nous
l’a lâ-chée, un jour d’exaspération. Il s’agaçait, alors, de voir la
presse ausculter de trop près sa relation avec ses femmes, Ségolène,
Valérie, Julie… Nous avons passé cinq années dans le sillage du chef de
l’État, en sa compagnie, sans conseiller, sans témoin. Juste lui et
nous. Avec une double exigence : pas de langue de bois, encore moins de
propos « off the record ». C’était
la condition impérative. Pas de relecture, non plus, de ses «
confessions », évidemment, et le recueil de confidences de ses proches
: Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll… L’idée, née en
2011, était d’écrire la suite de « Sarko m’a tuer », livre dans lequel
nous décrivions un pouvoir sarkozyste flirtant avec la ligne jaune.
Hollande avait juré qu’il prendrait le contre-pied de son meilleur
ennemi, encore fallait-il le vérifier. Pour
cela, nous avons plongé au coeur du pouvoir élyséen, exploré la face
cachée de la présidence. Ou plutôt du président. Nous l’avons confronté
à ses contradictions, questionné
sur sa vie privée, sa politique économique, ses promesses non tenues,
sa vision de l’islam, de l’extrême droite, des écologistes, de Macron…
Et de Sarkozy bien sûr. Une immersion inédite dans le cerveau d’un
homme de pouvoir qui s’est confié avec une franchise parfois
déconcertante, revisitant les moments forts d’un quinquennat aux
allures de chemin de croix, dont nous révélons les secrets. Ni censure,
ni auto-censure. Jamais un responsable politique, a fortiori un
président de la République, ne s’était livré avec une telle liberté de
ton. Plusieurs fois, il nous a dit : « Il se trouve que je suis
président… » Comme s’il n’y croyait pas. Le président « normal » a
ac-couché d’une présidence anormale. Il n’aurait pas dû « dire ça » ?
Pas sûr. En tout cas, nous, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, nous
devions l’écrire. François
Hollande renonce, le 1er décembre, à concourir pour l’élection
présidentielle de 2017, une décision inédite pour un Président en
exercice. «
L’exercice du pouvoir, les lieux du pouvoir, le rythme du pouvoir ne
m’ont jamais fait perdre ma lucidité, ni sur moi ni sur la situation »
dit-il. Manuel Valls annonce, le 5 décembre, sa candidature à l’élection prési-dentielle via la primaire de la gauche. (En
novembre, il avait dit : « Face au désarroi, au doute, à la déception,
à l’idée que la gauche n’a aucune chance, je veux casser cette
mécanique qui nous conduirait à la défaite ». Le
6 décembre 2016, après avoir occupé plusieurs postes ministériels de
2012 à 2016, Bernard Cazeneuve est nommé Premier ministre. Il a
égale-ment été celui qui a occupé cette fonction le moins longtemps
sous la Ve République. Dans
son discours à l’Assemblée nationale, il rappelle la nécessité de
con-solider, sur les cinq derniers mois de mandat, les plans engagés
contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Il
insiste ensuite sur la nécessité d’assurer la sécurité des citoyens sur
le territoire français, notamment en agissant contre le terrorisme avec
l’aug-mentation des effectifs des forces de l’ordre. Enfin, il annonce
la continuité des réformes menées au service du redresse-ment de la
croissance du pays. En
Mars 2017, le nombre de chômeurs en catégorie A s’élève à 3,51
mil-lions pour la métropole et 3,77 millions en incluant l’Outre-mer. Les demandeurs d’emploi inscrits dans les catégories A + B + C se chif-frent à 5,5 millions de personnes. Reprenons les bilans de la première année des deux présidents socia-listes : -
dans le domaine sociétal, François Mitterrand entame sa présidence par
l’abolition de la peine de mort, défendu par Robert Badinter, garde des
Sceaux ; François Hollande fait voter par sa garde des Sceaux
Christiane Taubira, le mariage homosexuel ; -
sur le plan politique, François Hollande désigne un premier ministre
Jean-Marc Ayrault, très semblable à Pierre Mauroy. L’un et l’autre sont
des professeurs de collège, devenus député-maire, le premier de Nantes,
l’autre de Lille. Mais
dissemblances économiques et sociales : en 1981, les prestations
so-ciales et le salaire minimum augmentent, des réformes ont lieu :
cinquième semaine de congés payés, retraite à 60 ans au lieu de 65,
semaine de 39 heures…, tandis qu’en 2012, obligé par la monnaie unique,
le nouveau Président confirme le respect des engagements budgétaires
européens , à 3 % de déficit, pris par ses prédécesseurs. François
Hollande, après ces cinq années, espère que son bilan sera rééva-lué
par les françaises et les français, en tenant compte des résultats obtenus : - la réduction des déficits (de 5.2 % du PIB à 3.4 % en 2016), - le rétablissement des comptes sociaux, - la restauration des marges des entreprises et donc de leur compétitivité coût, - le recrutement d’enseignants et de policiers, - le regroupement des Régions, - le rétablissement de la retraite à 60 ans pour les carrières longues, - quelques réformes sociétales ou sociales, telles l’obligation d’une com-plémentaire santé pour tous les salariés... A
l'issue du dernier rendez-vous de l'exécutif, le mercredi 10 mai 2017,
le Chef de l'Etat a salué sur le perron de l'Elysée un à un chacun des
dix-sept ministres et vingt secrétaires d'Etat, avant de se rendre au
Jardin du Luxembourg, pour présider, au côté de son successeur, la cérémonie com-mémorative de l'abolition de l'esclavage. En
2020, convaincu que « la démocratie sociale est insuffisamment
res-pectée », l’ancien chef de l’État décrypte, les institutions et
valeurs de la République, dont la laïcité, dans un livre intitulé
« Leur République », qui s’adresse aux enfants à partir de 10 ans. Ce
livre s’inscrit dans la collec-tion Quand ça va... Quand ça va pas… François Hollande n’a jamais renoncé aux traits d’esprit, qui ont accompa-gné sa carrière, encore maintenant, en déclarant : - Toutes les décisions que je prends, je les prends, seul avec moi-même, dans un dialogue singulier ! - Certains proposent de supprimer le périphérique, mais que ferait-on des voitures ! - Attention à ne pas écarter les partenaires sociaux, au prétexte de faire entrer des citoyens tirés au sort ! ... François HOLLANDE, Président de la République française, c’est : 567
déplacements en France, 221 à l’étranger, 453 dignitaires étrangers
re-çus, 82 sommets, 87 hommages et commémorations, 62 cérémonies de
re-mise de décoration, 67 inaugurations et visites, 49 remises de
rapport, 59 réceptions, 560 jours de libres (sur 1825) selon la Source
ELYSEE. Si
le concept jospinien du droit d’inventaire trouve enfin une
réalisation, c’est que l’heure est grave. « Les socialistes sont
passés, en cinq ans, d’une situation où ils n’avaient jamais eu autant
de pouvoirs, à une quasi-disparition ». NB
: Je remercie surtout les auteurs de cette Histoire des Présidents, en
particulier les Echos, La Croix, Le Point, Paris Match, Herodote, Notre
Temps, Bd Voltaire… et certains sites : Google, Economie-gouv.fr,
Wikipedia, Bing… sans oublier mon fils Stéphane Achiardi, monteur en
site.
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